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Le Clonage: “Un bien ou un mal”?

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Un livre intitulé, Au commencement, Dolly, dit :

Lamb. Illustration copyrighted.

'L'agneau a toujours été le symbole de l'innocence. Tout cela changea subitement au printemps de 1997. “Dolly,” un agneau âgé à peine de trois mois, fit la une des journaux, reléguant des politiques et des chanteurs aux pages intérieures des journaux et des magazines. Du jour au lendemain, le petit “agneau innocent” couvert de laine blanche était devenu le symbole d'une menace à la société humaine grâce à une nouvelle technologie étrange – le clonage.'1

Pourquoi tant d’histoires ? Parce que 'Dolly' était une copie identique sur le plan génétique d'une brebis adulte – un clone. Elle était le premier clone d'un mammifère (voir le paragraphe sur Dolly).

Mais comment pouvons-nous évaluer le clonage à la lumière de la Bible ? En répondant, nous donnerons d'abord un résumé de l'arrière-plan biologique.

Les cellules de tout être vivant – quelle soit dans la peau, les poumons, le nez ou ailleurs – possèdent un ensemble complet ‘d’instructions' génétiques, connues sous le nom du génome. Depuis la toute première division de l'oeuf fécondé, le noyau de chaque cellule formée par des divisions cellulaires successives, garde en mémoire toute cette information génétique.

Très tôt dans le développement de l'embryon, les cellules se spécialisent (ou se différencient) pour que certaines deviennent des cellules nerveuses, d'autres des cellules dermiques etc. Chacune accomplie des fonctions différentes, basées sur des parties différentes du code génétique. La partie du génome dont on n'a pas besoin immédiatement pour faire fonctionner une cellule glandulaire, par exemple, n'est pas perdue mais elle est inactive ou 'endormie'.

En 1996, Ian Wilmut réussit à réveiller les informations cachées du noyau d'une telle cellule de son sommeil (voir le paragraphe sur Dolly).

Dolly est une copie, un clone de la brebis sont on a utilisé une cellule mammaire. Un clone (du grec klon) est un individu – une plante, un animal ou un être humain – obtenu par une reproduction asexuée d'un autre organisme qui possède les composants héréditaires identiques. Des individus pourraient provenir de la même cellule (de vrais jumeaux), ou le clone pourrait provenir de la cellule d'un autre individu.

Mais, en dépit du fait que les clones possèdent le même génotype, ils ne sont jamais totalement identiques. La manière dont un individu se développe dépend aussi en grande partie de son environnement, (voir le paragraphe sur Lénine0).

Le clonage n'est pas une invention humaine. Le Créateur lui-même conçut cette manière de reproduction. Lorsque nous plantons des tubercules de pommes de terre de l'année précédente, celles que nous récoltons plus tard sont tout aussi nourrissantes et bonnes que les précédentes. C'est parce qu'il n'y avait aucune nouvelle combinaison d'informations héréditaires, une plante ayant été fécondée par l'ADN d'une autre. Elles sont au fait des clones des plantes de l'année précédente.

Strawberry. Illustration copyrighted.

Des fraises sont aussi le produit de stolons qui, en réalité, ne sont que des clones de la plante mère, produisant du fruit ayant la même couleur et le même goût.

Nous trouvons aussi le clonage dans le domaine animal. Les aphides peuvent se reproduire à la fois par l'accouplement et par le clonage. Au printemps, la première génération d'aphide voit le jour en sortant d'oeufs fécondés. Plus tard, l'aphide pond des oeufs qui commencent à se diviser sans fécondation. Ce sont des clones de leur mère. De nombreux autres animaux se reproduisent par le clonage : certaines abeilles, des fourmis, des crustacés, et des lézards.

Twins. Illustration copyrighted.

En ce qui concerne les gens, nous savons que de vrais jumeaux sont des clones. L'ovule fécondé se divise en deux, et chacune de ces deux cellules 'filles' se développe séparément. Ce sont deux individus avec un génome absolument identique. Il s'ensuit qu'ils possèdent les mêmes dons et talents innés, ainsi que la même prédisposition à certaines maladies. La couleur des cheveux et des yeux est identique, ils chaussent de la même pointure et possèdent les mêmes traits. Mais, malgré tout cela, ce sont deux individus différents : chacun perçoit le monde d'une manière unique, et chacun est modelé par ses expériences et ses choix personnels. Chacun à sa propre personnalité, et sa propre âme.

Posons-nous donc la question : sommes-nous autorisés à employer des techniques de clonage ? Selon le premier chapitre de la Bible, les humains ont été choisis pour “dominer” 'sur les poissons des mers et sur tout être volant [les oiseaux] dans les airs et sur tout être vivant qui se meut sur la terre' (Genèse 1:28). Je ne vois donc aucune raison pour empêcher cette technique pour des plantes et des animaux. Ceci est surtout vrai lorsque l'humanité dans son ensemble peut en bénéficier, pour qu'il y ait moins de famine ou moins de maladie. Jésus-Christ lui-même montre le chemin en parlant de guérir les malades, de panser les blessures, d'établir la paix et de nourrir les affamés - tout ce qui s'oppose aux effets de la Malédiction est 'béni'.

Lorsque les êtres humains produisent du blé capable d'être cultivé dans des endroits froids, ou provoquent une sélection artificielle afin d'obtenir des vaches qui donnent plus de lait, nous 'manipulons' aussi la nature. Mais, bien sûr, peu nombreux sont ceux qui s'opposeraient (ou devraient s'opposer)à de telles interventions. Je pense que les instructions divines à l'homme d'assujettir la terre (Genèse 1:28) permettent aussi le clonage.

La crainte mondiale du clonage provient d'une inquiétude vague et confuse au sujet d'une technologie qui semble incontrôlable. Günther Stockinger écrit dans le magazine allemand d'information Der Spiegel, résumant l'année 1997 :

'Des biologistes et des docteurs n'importe où dans le monde pourraient avoir l'idée de générer des copies génétiquement identiques de génies, d'athlètes de classe mondiale, d'artistes ou d'acteurs de renom. La personne de la grande distribution, or "Homo xerox", ne serait plus de la simple fiction. Même des Hitler et des Staline pourraient voir le jour dans des laboratoires des bio - artisans s'ils arrivaient à trouver une seule de leurs cellules utilisables.'

La raison principale de cette crainte réside dans le fait que dans le monde actuel convaincu de l’évolution, il n’existe pas de barrière entre le domaine animal et l’être humain. Les mêmes critères éthiques s’appliquent donc aux deux.

La Bible, cependant, établit une distinction claire entre les animaux et les humains, et nous fournit des lignes de comportement éthiques :

  • L’être humain fut créé à part, à l’image de Dieu, et non comme le reste des animaux (Genèse 1:27). Notre existence s’étend au-delà de la mort physique (Luc 16:19-31, Philippiens 1:23). Aucun passage ne l’indique en ce qui concerne les animaux.

  • Dieu permit à l’homme de tuer des animaux (Genèse 9:2-3). En ce qui concerne d’autres être humains il donna le commandement: 'Tu ne tueras pas [le terme hébreu ratsach signifie 'un meurtre']'(Exode 20:13).

  • Dieu confia à l’homme l’assujettissement du monde animal (Genès 1:26). Mais les êtres humains n’ont jamais reçu l’ordre d’assujettir d’autres humains, ni de les manipuler, comme ce serait le cas si l’on acceptait le clonage humain.

De plus, l’être humain est conçu pour avoir un père et une mère, d’être, là où c’est possible, le fruit d’une relation sacrée au sein du mariage, la famille voulue par Dieu. Il est vrai que certaines circonstances malheureuses dans un monde déchu conduisent parfois à une famille monoparentale, mais un clone ne pourrait jamais avoir deux parents. Ainsi, le clonage artificiel d’un être humain complet, parce qu’il cherche délibérément à créer une telle situation s’oppose aux principes bibliques.

Il existe d’autres raisons pour rejeter le clonage artificiel des êtres humains. Chaque ovule fécondé, y compris celles provenant du clonage, est un nouvel individu. Et pourtant, le perfectionnement de la technique du clonage exige de nombreuses expériences. Ainsi, de nombreux individus se trouveraient capables de vivre, pour se voir, ensuite, sciemment mis à mort. Le directeur de recherche d’une firme de biotechnologie dit récemment,

Personnellement je crois que la recherche [sur le clonage humain] est immorale à l’heure actuelle et devrait le rester. Rendre la technique plus fiable exigerait énormément d’expériences scientifiques. Et pour parvenir à ce raffinement, il faudrait accepter la naissance d’enfants avec des malformations etc. Pour arriver à une situation où l’on pourrait cloner des êtres humains de manière efficace, il faudrait accepter une histoire de misère en parallèle.'2

Ainsi, si, sous certaines conditions, nous pourrions admettre le clonage animal pour le bien être des êtres humains, je crois qu’il est totalement inadmissible d’essayer de cloner l’être humain.

LA NAISSANCE DE DOLLY

L’expérience de Wilmut impliqua trois brebis adultes. Tout d’abord il prit une cellule mammaire de la brebis A, une brebis âgée de six ans de la race Finn-Dorset. Puis, il fusionna l’information génétique du noyau avec une cellule d’ovule de la brebis B dont le noyau avait été enlevé. De minuscules chocs électriques furent employés pour stimuler cette nouvelle cellule ‘combinée’ et l’inciter à se diviser. Enfin, l’embryon qui en résulta fut implanté dans l’utérus de la brebis C, où il se développa comme n’importe quel autre embryon ovin.

Mouse. Illustration copyrighted.

Après 150 jours, Dolly devint la première brebis à naître sans père. Depuis, on a également obtenu des souris clones à partir d’adulte en utilisant une cellule cumulus qui entoure l’ovaire – une technique légèrement différente. Ces clones ont été clonés à leur tour, et encore une fois, donnant ainsi trois générations de clones en bonne santé. On a également cloné des bovins.

Dolly fut la première copie identique sur le plan génétique d’un adulte. Au fur et à mesure que l’ovule fécondé se divise, ses millions de cellules ‘filles’ se spécialisent en cellules musculaires, dermiques et autres.

On avait pensé qu’une cellule spécialisée ne pourrait jamais redevenir une cellule souche, contenant toutes les instructions génétiques nécessaires à la formation de l’être entier ‘dévoilé’. Pourtant, nous savons maintenant que même des mammifères adultes peuvent être clonés. Retour au tex.

UN CLONE DE LENINE SERAIT- IL UN AUTRE LENINE?

Vladimir Lenin. Illustration copyrighted.Même s’il est invraisemblable, le corps momifié de Vladimir Illyich Lénine pourrait, à la rigueur, fournir le code génétique complet de son AND. Que se passerait-il alors si quelqu’un disposait d’une technique suffisante pour en faire un clone de ‘père de la Révolution d’octobre’ ?

Beaucoup aujourd’hui ne savent pas que Lénine fut l’un des tyrans les plus sanguinaires du 20ème siècle que le monde ait connu ! Comme le dit un article récent de Time Magazine,3  son caractère impitoyable était un modèle pour Staline, Hitler, Mao et Pol Pot. L’article cite un des dissidents clefs de l’époque qui affirma que de la plume soignée de Lénine « coulait des mers de sang. ». 4  Le même auteur nous donne un indice pour expliquer comment cet intellectuel érudit pourrait être responsable de l’extermination impitoyable de dizaines de millions de gens. ‘[Lénine] fut un homme plutôt gentil dont la cruauté lui était dictée par la science…’

Un éclairage supplémentaire vient d’un discours prononcé par un admirateur de Lénine, l’historien australien aujourd’hui décédé, Manning Clark, alors à Moscou afin de recevoir la médaille du Jubilé de Lénine.5  ‘Lénine, dit Clark’ appartenait au monde post darwinien… [il] essaya de parler aux gens d’une vie sans Dieu – Dieu n’existait pas.’ Convaincu par la science que l’évolution était un fait historique, Lénine rejeta logiquement la conception judéo-chrétienne du monde et de la place accordée à l’homme dans l’univers. Non seulement il rejeta la version religieuse de la création de l’univers et de l’homme, mais, plus important encore, il refusa d’admettre l’idée de l’homme comme étant créé à l’image de Dieu, puis de sa chute, ou, pour employer les termes de ses adversaires, du péché humain.6 

Lénine ne faisait que suivre la logique donc – si le récit de la Genèse n’est qu’un mythe, il nous faut rejeter toute idée de normes absolues en ce qui concerne le bien et le mal. Alors, pourquoi ne pas tuer autant de gens que nécessaire afin de parvenir à l’établissement de l’utopie socialiste dont il rêvait ?

Un clone de Lénine ne nous donnerait pas forcément un individu aussi meurtrier que lui. L’interaction de son code génétique (identique) avec des différences innombrables de son environnement et de ses opportunités signifie que la progéniture (hypothétique) de Lénine serait vraisemblablement très différent de son ‘parent’.

En tant qu’être humain, chaque ‘descendant’ aurait une âme unique. Il pourrait faire ses propres choix dans beaucoup de domaines, y compris dans le rejet de l’évolution qui transforma Lénine en machine de meurtre en masse. Il pourrait même devenir un croyant né de nouveau, disciple du Seigneur Jésus-Christ. ressuscité. Alors, tout en rejetant le clonage humain, (voir le texte principal) les craintes populaires ‘d’armées’ de dictateurs impitoyables identiques, manquent de base réelle.7 Retour au texte.

REFERENCES

  1. Ingeborg and Josef Cernaj, Am Anfang war Dolly, Wilhelm Heyne Verlag, München, 1997, 207 pp.

  2. Dr Alan Colman, de PPL Therapeutics à Edinburgh, cité dans un 1998 Reuters (New York) communiqué de presse. Retour au texte

  3. Time, Avril 13, 1998, pp. 48-50. Retour au texte

  4. Le mythe que la brutalité indiscutable de Staline était une aberration, une déviation de la politique positive de Lénine, s’est estompée depuis la publication des archives soviétiques. Retour au texte

  5. Le texte du discours de Manning Clark a été publié dans The Australian, Juin 6, 1997 p. 11. Retour au texte

  6. Manning Clark, référence 5. Retour au texte

  7. De toute façon, on a souvent négligé de considérer le fait que, en attendant la croissance du clone de l’état embryonnaire à l’état adulte (environ 20 ans), le ‘parent’ ne resterait guère ‘identique’- il/elle vieillerait en permanence.Retour au texte

Auteur: Werner Gitt. Donné par Answers in Genesis.

Traduction: Colin Howells

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